
| Tuvalu |
Les Tuvalu sont un État polynésien, au centre de l'océan Pacifique, au sud de l'équateur et proche des Kiribati, indépendant depuis 1978. C'est un archipel constitué de neuf atolls coralliens dont huit sont habités. Vaiaku, le village principal, sur l'atoll de Funafuti se trouve sur l'îlôt de Fongafale qui fait 12 kilomètres de long.
Les Tuvalu[1] sont un État polynésien, au centre de l'océan Pacifique, au sud de l'équateur et proche des Kiribati, indépendant depuis 1978. C'est un archipel constitué de neuf atolls coralliens dont huit sont habités. Vaiaku, le village principal, sur l'atoll de Funafuti se trouve sur l'îlot de Fongafale qui fait 12 kilomètres de long. L'endroit le plus large de l'île, abritant la piste d'aéroport, avoisine les 400 mètres. C'est là que vit la moitié de la population du royaume sur 2,6 km2. Après le Vatican, c'est l'État indépendant le moins peuplé au monde.
HistoireCostume tuvalu, 1841 Article détaillé : Histoire des Tuvalu. Installation des populations austronésiennes de l'Asie continentale au PacifiqueArticle détaillé : Peuplement de l'Océanie. Il y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C.), des Austronésiens habitant le littoral de l'actuelle Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencèrent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers le Japon méridional et les Philippines. De nouvelles migrations suivirent des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, vers les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines vers les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont parmi les plus anciens navigateurs pélagiques de l'histoire de l'humanité. Avant le XIXe siècleLes Tuvalu sont habités depuis le début du Ier millénaire av. J.-C.. Ils semblent avoir été peuplés par des populations polynésiennes (branche océanique des populations austronésiennes) en provenance de Samoa, qui était un centre de diffusion de cette culture. Vers le milieu du XIIIe siècle, les Tuvalu furent visités par des Tongiens, mais il n'est pas certain que ceux-ci s'y soient installés. Les Tuvalu demeurèrent néanmoins dans la zone d'influence culturelle, politique et militaire tongienne, et il y eut de nombreux contacts entre les deux ensembles d'îles[2]. Les étroits et fréquents contacts maintenus avec les voisins gilbertins (I-Kiribati), de langue micronésienne, expliquent la population actuelle de Nui. Les îles furent visitées pour la première fois par un Européen en 1568, avec l'arrivée de l'Espagnol Alvaro de Mendaña y Neyra. Du XIXe siècle à aujourd'huiDans les années 1860, des missionnaires samoans de la London Missionary Society s'installèrent sur l'île de Vaitupu. Ils y apportèrent le christianisme, ainsi que l'alphabétisation à travers des Bibles en langue samoane[3]. Bien qu'aucune colonisation ne fût établie avant 1892, les marchands d'esclaves et les baleiniers venaient parfois dans ces îles avant le protectorat britannique, pour en razzier la population ou en piller les ressources. En 1892, les îles deviennent le protectorat britannique des îles Ellice. Le protectorat devint la colonie des îles Gilbert et Ellice en 1916 par réunion avec le protectorat des îles Gilbert. En 1974, les différences ethniques et de développement dans la colonie poussèrent les Polynésiens des îles Ellice à voter pour la séparation avec les Micronésiens des îles Gilbert (appelés désormais les Kiribati). L'année suivante, le 1er octobre, les îles Ellice devinrent la colonie britannique des Tuvalu. L'indépendance fut accordée en 1978 sous la forme d'un dominion, le chef de l'État restant la reine britannique (en tant que reine des Tuvalu, titre distinct pour le monarque d'un nouvel État souverain)[4]. Formellement, les Tuvalu sont donc un royaume, avec pour chef d'État Élisabeth II des Tuvalu. L'actuel premier ministre, Apisai Ielemia, fut élu en août 2006. PolitiqueArticle détaillé : Politique des Tuvalu. Les Tuvalu sont une démocratie et une monarchie parlementaire. La reine Élisabeth II des Tuvalu est le chef de l'État, représentée sur place par un gouverneur général tuvaluan, Filoimea Telito. Les députés sont élus au suffrage universel et le premier ministre, chef du gouvernement, est issu de la majorité parlementaire. Le 4 juillet 2005, le Premier ministre Maatia Toafa a annoncé la fin d'un long processus de consultation et l'organisation d'un référendum pour ou contre le maintien d'Élisabeth II comme chef de l'État. Le référendum eut lieu en avril 2008. Le taux de participation fut faible (à peine plus de 20%) ; 1260 électeurs optèrent pour le statu quo, et 679 pour une république. En conséquence, Élisabeth II demeure reine des Tuvalu[5]. Article détaillé : Référendum constitutionnel des Tuvalu de 2008. GéographieArticle détaillé : Géographie des Tuvalu. L'eau potable est rare : l'eau douce provenant de la lentille (une sorte de nappe d'eau) des atolls est souvent impropre à la consommation en raison de la pollution (élevage de porcs), et l'eau potable doit être importée. Sur cette terre peu fertile, le compost est l'engrais naturel idéal mais la collecte des feuilles de cocotier ou de pandanus, utilisées notamment pour des plats pour les repas de fête reste à organiser. De nombreux potagers sont installés devant les maisons. La culture des légumes traditionnels, pulaka et taro géant des marais (Cyrtosperma), est devenue plus compliquée. Leurs racines qui s'enfouissent profondément dans le sol supportent mal les infiltrations d'eau salée dans les terres à la suite de l'élévation du niveau des eaux. ÎlesArticle détaillé : Îles des Tuvalu. Bien que les Tuvalu n'aient pas de subdivision administrative, le pays peut être divisé en 9 îles ou plutôt atolls (certains atolls se subdivisent à leur tour en « îles » ou « îlots »). À l'origine seulement huit de ces îles étaient habitées d'où le nom Tuvalu, qui signifie huit (îles) ensemble en tuvaluan. Les neufs îles sont: Funafuti, Nanumea, Nanumaga, Niutao, Nui, Niulakita, Nukufetau, Nukulaelae, Vaitupu. Diminution de la surface des îlesIl a été constaté une avancée de la mer sur les terres, réduisant la surface des îles. Au cours de la dernière décennie, les îles ont vu disparaître trois mètres de front de mer[réf. nécessaire]. Ce phénomène est parfois présenté dans les médias comme dû à une montée des eaux, liée au réchauffement climatique. En fait[6] aucune étude scientifique n'a pu démontrer une montée significative de l'océan autour des Tuvalu. Les études montrent que c'est une érosion des côtes, aggravée par les activités humaines, qui en est à l'origine, mais aussi à cause des tempêtes. En 2001, le gouvernement des Tuvalu a annoncé que les îles, dont le point le plus élevé est de 5 m au-dessus du niveau de la mer, devraient être évacuées en cas d'augmentation du niveau de l'océan, montée des eaux possibles si le réchauffement climatique général de la planète se poursuit. Mais il se peut que l'affaissement des atolls soit également un facteur secondaire de l'envahissement progressif par les eaux de l'océan. En tant qu?îles basses sans plateau océanique, les communautés insulaires des Tuvalu sont particulièrement sensibles aux changements du niveau de la mer et aux tempêtes qui frappent l?île. La fréquence et la violence des tempêtes ont augmenté. À plusieurs reprises les Tuvaluans ont dû évacuer momentanément leurs îles lors des marées de fortes eaux. Un plan de sauvetage, décrit par Laure Verhaeghe, a été proposé, mais il nécessiterait un va-et-vient de vraquiers depuis un pays continental capable de fournir de quoi construire des digues et rehausser le niveau du sol, et il coûterait des centaines de millions de dollars, dont les Tuvalu ne disposent pas, et que personne n'est disposé à offrir. Les Tuvaluans s?inquiètent de la submersion des îles et un nombre croissant d?entre eux a quitté l?archipel. En 2002, le premier ministre d?alors, Koloa Talake, annonça son intention d?amener les États-Unis et l?Australie devant la Cour internationale de justice de La Haye du fait de leurs émissions disproportionnées de dioxyde de carbone. Ceci ne fut jamais effectué, car Talake ne fut pas réélu plus tard dans l?année, mais la controverse quant à ce jugement eut un grand retentissement médiatique. Bien qu?attirer l'attention sur les effets du changement climatique ait permis d'apporter une certaine visibilité internationale aux problèmes des îles, d?autres facteurs doivent être pris en compte, dont l?explosion démographique sur une île aux ressources limitées, source de dégâts environnementaux. Depuis 1980, la population de Funafuti a plus que doublé, passant de 2 000 à 4 500, soit près de la moitié de la population des Tuvalu. Une autre cause majeure de l?engloutissement de l?île et de la salinisation de ses sources d?eau fraîche est la construction d?un aéroport (construit par les Américains pendant la seconde Guerre Mondiale), qui a mis une part notable de l?île à quelques centimètres du niveau de la mer, et a causé des dégâts notables à la base corallienne de l?île. Toutefois, il paraît indéniable que le changement climatique pourrait accentuer ce phénomène, au vu de son impact sur les autres îles du Pacifique, notamment (mais pas seulement) aux Kiribati et en Papouasie-Nouvelle-Guinée[7]. Les plages et végétations se font rares, le goudron ne protège plus le sol des remontées aquatiques qui inondent les cultures 5 mois par an. L'émigration [8] est principalement causée pour des raisons sociales liées à une explosion démographique récente. Un millier d'habitants a déjà fui en Nouvelle Zélande, aux Fidji ou en Polynésie française[réf. nécessaire]. ÉconomieArticle détaillé : Économie des Tuvalu. Les Tuvalu n'ont presque aucune ressource naturelle et leur principale source de revenus est l'aide étrangère. Le dollar des Tuvalu, la devise locale, est couplé au dollar australien : seules des pièces de monnaie sont émises localement. Le domaine national de premier niveau |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||