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Tourisme en Océanie

Tourisme en Océanie : Sommaire
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Réclame :

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La Polynésie française
La Polynésie française est un ensemble de 5 archipels français, situé dans le sud de l'Océan Pacifique, environ 6 000 km à l’est de l’Australie. Elle comprend l'Archipel de la Société avec les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotu, l'archipel des Gambier, l'archipel des Australes et celui des Marquises, ainsi que les immenses espaces maritimes adjacents.
Polynésie française
P?r?netia Far?ni (ty)
Flag of French Polynesia.svgCoat of arms of French Polynesia.svg
DrapeauArmoiries
Carte de localisation de la Polynésie française
Administration
Statut politiqueCollectivité territoriale d'outre-mer française
Chef-lieuPapeete
17°32?S 149°34?W / -17.533, -149.567
Gouvernement
- Président de la République
 - Haut-commissaire de la Rép.
 - Président

Nicolas Sarkozy

Adolphe Colrat

Gaston Tong Sang
Géographie
Superficie4 167 km² [1]
Démographie
Population  (2007)259 706 hab.
Densité65 hab./km2
Langue(s)officielle : français,
régionale : Reo m??ohi (tahitien, marquisien, paumotu, mangarévien...)
Économie
PIB (2003)
 · PIB/hab.
3,8 milliards de $US
17 500 $US (PPA)
MonnaieFranc CFP (XPF)
Autres
Fuseau horaireUTC -10
Domaine internet.pf
Indicatif téléphonique+689
HymneLa Marseillaise et Ia Ora ?O Tahiti Nui [2]
Devise{{{devise}}}

La Polynésie française est un ensemble de 5 archipels français, situé dans le sud de l'Océan Pacifique, à environ 6 000 km à l?est de l?Australie. Elle comprend l'archipel de la Société avec les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotu, l'archipel des Gambier, l'archipel des Australes et celui des Marquises, ainsi que les immenses espaces maritimes adjacents[3]. Son code postal commence par 987.

Sommaire

Histoire

Le peuplement des cinq archipels par les Polynésiens

Article détaillé : Peuplement de l'Océanie.

Il y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C.), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au-delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

De l'apparition des Européens au Protectorat français (1521-1880)

La période des contacts avec les explorateurs de l'océan Pacifique (1521-1797)

Le 24 janvier 1521, le Portugais Fernand de Magellan découvre Puka Puka dans les Tuamotu. En 1595, les Espagnols Álvaro de Mendaña et Pedro Fernández de Quirós découvrent les Marquises. Le 4 février 1606, Quirós découvre le groupe Actéon, puis le 10 février 1606 Hao. En 1616, les Néerlandais Jacob Le Maire et Willem Schouten sont à Takaroa, Takapoto, Ahe et Rangiroa. Puis plus aucun contact avec les Européens pendant un siècle.

Le 2 juin 1722, le Néerlandais Jakob Roggeveen découvre Makatea et, le 6 juin 1722, Bora Bora. Charles de Brosses nomme Polynésie les îles des Terres australes en 1756. Le 5 juin 1606, le Britannique John Byron est à Napuka et Tepoto. Le Britannique Samuel Wallis découvre Tahiti en 1767, suivi par le Français Louis Antoine de Bougainville en 1768. En 1769, le Britannique James Cook explore l'archipel de la Société puis découvre Rurutu. Il revient en 1773, 1774 et 1777. Parallèlement l'Espagnol Domingo de Boenechea arrive à Tahiti en 1772, puis en 1774 pour installer une mission permanente. Cette mission échoue comme le raconte Máximo Rodríguez, et tous repartent en 1775. En 1788 le Bounty du capitaine Bligh fait escale pour acquérir des plants d'arbre à pain pour les Caraïbes ; mais l'équipage se révolte ; les mutins restés à Tahiti sont arrêtés en 1791 par la marine anglaise, à la différence de ceux qui se sont réfugiés à Pitcairn. Le 5 mars 1797 - date qui est encore commémorée à Tahiti -, a lieu l'arrivée d'une mission anglaise de la London Missionary Society, avec 4 pasteurs et 14 artisans et agriculteurs. Refoulée de Tahiti, elle s'implante avec succès à Moorea où elle alphabétise les indigènes et traduit la Bible en tahitien.

L'ascension politique des Pomare de Tahiti (1767-1842)

Le contact avec les Britanniques profite au chef du district de Porionuu, où se trouve le mouillage le plus pratique, la baie de Matavai : le arii Tu (ca 1750-1803). Celui-ci, pourvu d'armes à feu grâce aux Anglais, acquiert une influence prédominante à Tahiti sans prendre cependant le titre de arii rahi détenu par Amo (ou Eimao), du clan Teva. Tu change cependant son nom en celui de Pomare. Son fils Pomare II (1782-1821) se heurte à l'opposition des autres arii et doit se réfugier à Moorea où il se convertit au christianisme. De retour à Tahiti, il s'impose comme roi de l'île en infligeant à Punaauia une défaite au frère de Amo (bataille de Fei Pi). Les Tahitiens deviennent à leur tour protestants. Pomare III (1820-1827) ne règne que 6 ans. Sa soeur, Aimata, la reine Pomare IV (1813-1877) tente d'abord un retour vers la société traditionnelle avec la secte des Mamaia, mais c'est un échec. Les arii chrétiens lui imposent leur contrôle et gouvernent en accord avec le consul anglais, le pasteur George Pritchard. Durant cette période, la baie de Papeete, lieu d'implantation d'une mission en 1818, devient le mouillage principal de l'île ; une agglomération active s'y développe. La résidence des Pomare reste d'abord à Arue, puis à Tarahoi sous Pomare IV.

En 1834, une mission catholique française s'implante aux îles Gambier ; elle est refoulée de Tahiti en 1838. A partir de là, se développe une politique française en Polynésie, à l'encontre de la domination britannique.

L'implantation française de 1842 à 1880 : le Protectorat sur Tahiti

La colonisation française commence en mai 1842 avec l'annexion des îles Marquises par l'amiral Abel Aubert Du Petit-Thouars, chef de la flotte française en Océanie.

Le Protectorat sur Tahiti et la dynastie des Pomare

La même année, Du Petit-Thouars, agissant sans consignes précises du gouvernement impose à Pomare IV, la signature d?un traité de protectorat. Après la crise franco-anglaise dite affaire Pritchard et une guerre entre les Français et les Tahitiens anglophiles, Pomare IV, qui avait dû s'exiler, est rétablie sur son trône et le protectorat français est confirmé en 1847. En 1864, la France annexe les îles Tuamotu.

En 1863, les missions protestantes sont transférées de la London Missionary Society à la Société des Missions Evangéliques de Paris.

En 1865 a lieu l'introduction du premier groupe de travailleurs chinois, en provenance du Kouang Tong (province de Canton), à la demande d'un planteur de Tahiti, William Stewart, pour une plantation de coton. Son entreprise ayant fait faillite en 1873, certains travailleurs chinois rentrent dans leur pays, mais un groupe important reste à Tahiti.

Le 29 juin 1880, le dernier souverain tahitien, Pomare V cède ses territoires, les îles du Vent et Tubuai, à la France . Ceux-ci, réunis avec les autres possessions françaises, deviennent les « Établissements français de l?Océanie », nom qu'ils portent jusqu?en 1958. Pomare V, qui bénéficiait d'une rente viagère, meurt en 1891 (Gauguin qui vient d'arriver à Tahiti assiste à ses funérailles).

Les Etablissements français de l'Océanie de 1880 à 1946

Les débuts de la Troisième République

L'organisation des EFO est précisée par un décret en 1885 (institution d'un Conseil général).

Les années 1880 sont marquées par une immigration de métropolitains, notamment le peintre Paul Gauguin. Notons que les îles du groupe Wallis et Futuna font partie des EFO (avec un résident à Wallis) ; cependant, elles sont à part en raison de l?inexistence d?autres liens avec la Polynésie française.

Les îles sous le Vent sont annexées en 1888, mais n'entrent vraiment dans les EFO qu'en 1897, après avoir opposé une résistance tenace à la présence française, menée en particulier par le chef Teraupo. Rurutu est placée sous protectorat en 1889 et annexée en 1900.

Une nouvelle immigration chinoise a lieu à la fin du siècle.

En 1911, débute l'exploitation du phosphate de Makatea (îles Tuamotu) par la Compagnie française des Phosphates d'Océanie (CFPO) qui fonctionnera jusqu'en 1966, atteignant un effectif de 3000 employés à son apogée.

La Première Guerre mondiale

En 1914, Papeete est bombardée par des navires de la marine allemande. Les EFO participent avec la Nouvelle-Calédonie au Bataillon du Pacifique qui part combattre en Europe. 1000 soldats du bataillon viennent de Polynésie au cours de la guerre (parmi eux, Pouvanaa Oopa, mobilisé en 1917) ; 300 sont tués. Cette unité est dissoute en 1919. En 1918-1919, le territoire est frappé par l'épidémie mondiale de grippe espagnole.

L'entre-deux-guerres

Pendant l?entre-deux-guerres apparaît sur la scène publique du futur leader autonomiste Pouvanaa Oopa, membre du Bataillon du Pacifique dans les années 1917 et 1918, qu?il a passées sur le front de Champagne. Rentré à Tahiti en 1919, il reprend son travail de menuisier-charpentier tout en se manifestant comme une personnalité charismatique au sein de la société indigène. De religion protestante, il connaît très bien la Bible et ses discours sont fortement marqués par sa culture religieuse. Son action est dirigée contre les abus du système colonial, mais cela ne l?empêchera pas de faire partie du Comité de la France libre en 1940.

Parmi les Européens, on peut noter le rôle de Tony Bambridge [4] qui fait aussi partie du Comité pour la France libre en 1940, ainsi que le président du synode de l'Eglise protestante, le pasteur Charles Vernier (1883-1966).

La Seconde Guerre mondiale

En 1940, les partisans de la France libre imposent la tenue d'un référendum, qui a lieu seulement à Tahiti et Moorea, et qu'ils emportent largement (2 septembre 1940). Le gouverneur Jean Chastenet de Géry est remplacé par le leader du groupe gaulliste, Emile de Curton, un médecin militaire. Le Bataillon du Pacifique est réactivé dans le cadre de la France libre.

Malgré l?engagement gaulliste de Pouvanaa Oopa et de son fils Marcel, qui, engagé dans le Bataillon du Pacifique, est gravement blessé à Bir Hakeim, le premier subit la persécution de la part du gouverneur Orselli, en raison de ses critiques contre les abus de certains fonctionnaires ou commerçants. Il finit par être assigné à résidence à Huahine, son île natale, jusqu?au départ d?Orselli en décembre 1945.

De 1942 à 1945, Bora-Bora est le lieu d?implantation d?une importante base de l?armée américaine (environ 5000 soldats).

Les premiers députés : Charles Vernier (1945) et Georges Ahnne (1946)

Les EFO élisent leur premier député en 1945 à l'occasion des élections à l'Assemblée Constituante. Le scrutin a lieu entre un candidat proche du Parti communiste, un candidat plus ou moins vichyste et le pasteur Charles Vernier , qui est élu ; à l'Assemblée nationale, il s'inscrit au groupe Résistance démocratique et socialiste, formé par les députés de l'UDSR de François Mitterrand et René Pleven. En 1946, pour la seconde Constituante, il laisse volontairement la place à un proche, Georges Ahnne (1903-1949), réélu à la Légistalive à la fin de l'année. Les deux hommes sont sur une ligne de maintien de la présence française et d'évolution du statut vers une certaine autonomie.

L'Assemblée territoriale, qui remplace le Conseil général de 1885, est créée en 1945. Une particularité des EFO est qu'il n'y existe, à cette date, que deux municipalités élues : celle de Papeete et celle d'UturoaRaiatea).

Les EFO sous la Quatrième République (1946-1958)

En 1946, dans le cadre de la Constitution de la IV° République et de l'Union française, les EFO deviennent un Territoire d'outre-mer et les Polynésiens obtiennent le droit de vote. Dès lors, le mouvement anticolonialiste s'affirme autour de la figure de Pouvanaa Oopa.

Les EFO ont désormais trois mandats électifs nationaux à pourvoir : député, sénateur et conseiller de l'Union française.

Le mouvement pouvaniste : du Comité Pouvanaa au RDPT

Le mouvement pouvaniste s?organise autour de la personnalité de Pouvanaa Oopa, surnommé metua (père). Mais il faut reconnaître l?importance de son bras droit : Jean-Baptiste Céran-Jérusalémy[5], qui joue un rôle d?organisateur : en février 1947, il lance le Comité de soutien à Pouvanaa (ou : Comité Pouvanaa). Son rôle est d?autant plus grand qu?il parle aussi bien tahitien que français, alors que Pouvanaa n?est pas parfaitement à l?aise en français.

L?action concrète des pouvanistes est toujours dirigée contre les abus des fonctionnaires métropolitains. On peut citer l?affaire du secrétaire général Lestrade au début de 1947[6]. Puis en juin survient l?affaire dite de la Ville d?Amiens. Les manifestations organisées sur le port de Papeete contre la venue de trois fonctionnaires métropolitains sont réprimées par plusieurs arrestations, dont celle de Pouvanaa. Mais lors du procès en novembre 1947, les inculpés sont tous relaxés.

En août 1949, Pouvanaa est élu député à la suite du décès de Georges Ahnne. Il l'emporte contre Charles Vernier, qui s'est représenté pour barrer la route à un mouvement qu'il trouve trop radical. Cet épisode marque une rupture entre les élites protestantes et les Polynésiens.

Un véritable parti est créé en novembre : le RDPT (Rassemblement démocratique des populations tahitiennes). Pouvanaa sera réélu en 1951 et en 1956. Le RDPT remporte aussi les élections territoriales de 1953 (17 élus sur 25) et dans la foulée, les élections à l?Assemblée de l?Union française (Céran-Jérusalémy) et au Conseil de la République, dit « Sénat » (Jean Florisson, un métropolitain).

Cette domination du mouvement pouvaniste s?explique par son influence massive sur les Polynésiens des Iles de la Société, élément majoritaire en Polynésie française ; le RDPT apparaît comme le parti des protestants polynésiens, alors que les habitants des Marquises, qui sont catholiques, votent contre le RDPT. Quant aux non Polynésiens, ils votent aussi contre le RDPT, à quelques exceptions près.

Le mouvement anti-pouvaniste : Rudy Bambridge et l'Union tahitienne

En 1951, Charles Vernier quitte Tahiti pour la France, où, par ailleurs, il poursuit ses recherches sur la langue tahitienne, dont il est un spécialiste reconnu. Le pouvement anti-autonomiste se cristallise dès lors autour d'une nouvelle figure : l'avocat Rudy Bambridge, fils de Tony Bambridge. Comme il l?a expliqué en 1974, après son retrait de la vie publique, dans un interview aux Nouvelles de Tahiti, Rudy Bambridge, à la demande du gouverneur Petitbon, lance l?Union tahitienne, un parti de défense des intérêts français, lié lui aussi, au départ, à l?UDSR de François Mitterrand. Aux élections de 1956, Rudy Bambridge, président de l?UT, ne parvient pas à battre Pouvanaa Oopa, mais obtient tout de même 45 % des voix. Parmi les autres personnalités de l?UT, on trouve : Alfred Poroi, maire de Papeete depuis 1945, Frantz Vanizette[7], secrétaire général de l?UT, Gérald Coppenrath[8].

En 1956, le général de Gaulle fait, à titre privé, un bref passage à Tahiti (fin août-début septembre).

La loi Defferre (1957) : vers l'autonomie interne

La loi-cadre sur les Territoires d'outre-mer de l?Union française a pour promoteurs non seulement Gaston Defferre, mais aussi François Mitterrand et Félix Houphouët-Boigny. Votée le 23 juin 1956, elle ne prend effet dans les EFO, qui deviennent à cette occasion la Polynésie française, que le 22 juillet 1957. Elle se traduit ici par la création d?un Conseil de gouvernement de cinq ministres ; ce Conseil est présidé par le gouverneur, mais avec un vice-président choisi parmi les ministres. Dans le premier Conseil de gouvernement, Pouvanaa Oopa occupe le poste de ministre de l?Intérieur et la fonction de vice-président. Le RDPT remporte de nouveau les élections territoriales du 3 novembre 1957 avec 17 élus sur 30.

La crise de 1958

En février 1958, l?assemblée territoriale vote la mise en place d?un impôt sur le revenu. Cette mesure suscite une intense opposition de la part des anti-pouvanistes. Rudy Bambridge prend contact dès mars 1958 avec le parti gaulliste en métropole, qui à cette époque (consécutive au retrait de de Gaulle et à la mise en sommeil du RPF) s?appelle Centre national des Républicains sociaux. Le correspondant de Bambridge à Paris est le secrétaire général Roger Frey, originaire de Nouvelle-Calédonie, qui envoie à Tahiti un émissaire : André Rives-Henrÿs. Celui-ci réorganise l?UT lors d'une réunion le 17 avril 1958 : l?UT devient UTD (Union tahitienne démocratique), désormais officiellement liée au parti gaulliste de métropole.

Les 29 et 30 avril, à la reprise de la session de l?Assemblée territoriale, des manifestations relativement importantes ont lieu à Papeete, au terme desquelles, grâce à l?appui du gouverneur Camille Bailly, l?impôt sur le revenu est abrogé avant d?avoir été appliqué. L?évolution politique en Algérie et en métropole au cours du mois de mai 1958 ne permet évidemment pas au RDPT d?essayer de surmonter cet échec.

En dehors de ces vicissitudes politiques, on peut signaler la notoriété de la Polynésie en raison des expéditions transocéanique qui ont lieu durant cette période : celui de Thor Heyerdahl en 1947, du Pérou à l'île de Raroia aux Tuamotu ; ceux d'Eric de Bisschop de 1956 à 1958, de Papeete au Chili, puis du Pérou à Rakahanga sur les îles Cook, où le navigateur trouve la mort. Entre temps, un des membres de l'expédition du Kon-Tiki, le Suédois Bengt Danielsson, étudie longuement l'atoll de Raroia, sujet de plusieurs de ses livres et de sa thèse de doctorat, Work and Life on Raroia (1955 ; traduction en français[9] en 2002). Il s'installe à Tahiti en 1953.

La Polynésie sous la V° République : avec le général de Gaulle (1958-1969)

Les débuts du nouveau régime

En 1958, dans le cadre de la constitution de la V° République et de la Communauté française, la Polynésie française, en donnant une majorité de Oui lors du référendum constitutionnel, opte pour le maintien du statut de Territoire d'outre-mer (comme à la même date les autres membres de l'Union française, à l'exception de la Guinée).

Le RDPT face au régime du général de Gaulle

Pour la Polynésie française, le retour au pouvoir du général de Gaulle marque un recul du point de vue du statut : le conseil de gouvernement est maintenu, mais ses membres perdent le rang de « ministres », devenant des « conseillers de gouvernement » et la vice-présidence revient au secrétaire général du gouverneur.

D?autre part, le RDPT connaît plusieurs difficultés :
- alors qu?il a préconisé le NON au référendum constitutionnel du 28 septembre 1958, c?est le OUI qui l?emporte ;
- Jean-Baptiste Céran-Jérusalémy, qui a été partisan, pour des raisons tactiques, du OUI, quitte le RDPT et fonde un autre parti indépendantiste, le Pupu Tiama Maohi (Parti indigène de l?indépendance), avec une publication mensuelle Te Aretai.

Les médias en Polynésie française au début de la V° République

Le principal média est la radio d?Etat, Radio Tahiti, intégrée à l?ORTF à partir de 1964. En ce qui concerne la presse, on ne trouve jusqu?en 1957 que des mensuels ou des hebdomadaires émanant de groupes notamment religieux. Le premier quotidien apparaît en 1957: Les Nouvelles (au départ sous la forme d?un bulletin ronéotypé). En 1958 apparaît l?hebdomadaire Les Débats, dirigé par un journaliste métropolitain, Jacques Gervais[10]. En avril 1963 est fondé le quotidien Le Journal de Tahiti, dirigé par Philippe Mazellier. Un autre quotidien apparaît en 1964 : La Dépêche de Tahiti. Enfin, en 1964, à l?occasion d?une visite du ministre de l?Information, Alain Peyrefitte, est annoncée la création d?une station de télévision qui est opérationnelle à la fin de 1965, pendant la campagne des élections présidentielles.

La deuxième crise de 1958. L'incarcération de Pouvanaa.

Peu après la victoire gaulliste au référendum, le gouverneur Bailly dissout le Conseil de gouvernement le 8 octobre 1958 et Pouvanaa est arrêté le 11, en dépit de son statut de parlementaire, ainsi que 13 autres membres du RDPT. Leur procès a lieu seulement en octobre 1959. Pouvanaa est condamné à 8 ans de prison [11] et 15 d?interdiction de séjour [12]. Il est déchu de ses mandats ; en juin 1960, son fils Marcel Oopa est élu député, et sa brue Céline Oopa conseiller territorial. Après la mort de Marcel Oopa le 14 juillet 1961, son suppléant John Teariki [13] le remplace. Le mandat de sénateur Polynésie française est conquis par l?UTD Gérald Coppenrath en 1959.

La Polynésie française à l'heure du Centre d'expérimentations du Pacifique

L?année 1959 est celle du début de la modernisation du territoire : la construction de l?aéroport international de Papeete-Faaa est décidée, dans le but de favoriser le développement du tourisme, qui ne concerne encore que quelques milliers de personnes alors qu?Hawaii reçoit déjà 600 000 visiteurs par an. L?aéroport est achevé en 1961 ; une nouvelle phase de grands travaux va commencer avec l?arrivée du CEP (Centre d'expérimentations du Pacifique).

A cette époque, une certaine opacité règne sur les tenants et les aboutissants des opérations concernant le CEP. Des témoignages ultérieurs montrent que les îles Gambier ont été envisagées comme lieu d?expérimentation dès 1957. Cependant, la priorité a été donnée au Sahara jusqu?en 1961. La réorientation vers la Polynésie résulte de la perspective de devoir quitter l?Algérie ; en 1962, les accords d?Evian donnent à la France un délai de 5 ans pour l?utilisation des installations sahariennes (les derniers essais y auront lieu en 1966). Le CEP est créé le 27 juillet 1962 par le Conseil de défense, mais sans que soit indiquée publiquement la nature des expérimentations (nucléaires ou spatiales).

La question nucléaire et la crise de l?UTD. Le départ d?Alfred Poroi

Les études à propos des îles Gambier commencent dès 1961, mais de façon plus ou moins détournée. Dans l?ensemble, la population du territoire, familiarisée avec le problème nucléaire en raison des essais américains et britanniques dans le Pacifique pendant les années 1950, est peu enthousiaste pour l?installation d?un centre nucléaire.

L?attitude peu claire du gouvernement français provoque en 1962 un désaccord entre Rudy Bambridge et Alfred Poroi. En juin 1962, l?UTD devient Union tahitienne-UNR (nom du parti gaulliste fondé en 1958) dont Poroi est exclu : il reprend alors l?UTD, avec ses bases électorales de Papeete et Raiatea. Il l?emporte largement aux élections sénatoriales de 1962 (le mandat de Polynésie française fait partie du tiers renouvelable), avec 32 voix contre 20 à Gérald Coppenrath et 10 au RDPT Jacques Drollet.

Aux élections territoriales d'octobre 1962, le RDPT n?a plus que 14 sièges, mais peut former une coalition avec l?UTD maintenue (5 sièges) et 2 indépendants (Céran-Jérusalémy et Colombani). Le président de l?AT est le RDPT Jacques Tauraa.

Au référendum du 28 octobre 1962 sur l?élection au suffrage universel du Président de la République, le OUI l?emporte par 14 000 voix contre 9 000, mais il y a eu 11 000 abstentions.

L'année 1963 et les problèmes de la mise en place du CEP

La mise en route du CEP marque fortement l?année 1963, au plan pratique (début des travaux en juillet) et politique. C?est le 3 janvier 1963 qu?une délégation de l?Assemblée territoriale à Paris reçoit confirmation du caractère nucléaire de la base des Gambier, à l?occasion d?une rencontre avec le général de Gaulle. Cette nouvelle va entraîner un certain nombre de réactions des élus territoriaux, sur trois plans : - le problème de la sécurité sanitaire ; - le problème de la présence de nombreux militaires, notamment d?éléments de la Légion étrangère ; - le problème du statut du territoire.

Jean-Baptiste Céran propose une motion visant à obtenir un statut de république indépendante associée avec la France. Le ministre de l'Outre-mer, Louis Jacquinot, est en Polynésie du 30 juin au 7 juillet 1963. La plus grande partie du séjour a un aspect protocolaire[14] et touristique ; Louis Jacquinot ne se trouve confronté à l?Assemblée territoriale que le 1° juillet ; le résultat de l'entrevue est très décevant pour les autonomiste[15].

Vers l'indépendance ?

Le congrès du RDPT a lieu immédiatement après cette visite, les 8 et 9 juillet ; les participants se positionnent sur 1) la nécessité de la libération de Pouvanaa et 2) la perspective de l'indépendance. Les désaccords entre les dirigeants (Jacques Drollet et Jacques Tauraa) sur les modalités de cette indépendance amènent le report du sujet à un congrès extraordinaire après avoir pris l?avis de Pouvanaa.

En juillet, deux délégations se trouvent en métropole : une pour le 14 juillet (avec Céline et Pita Oopa, neveu de Pouvanaa), une pour une visite des sites d?essais sahariens (avec Céran). Ces trois personnalités obtiennent le droit de visiter Pouvanaa à Pierrefonds à la fin de juillet. Celui-ci préconise l?organisation d?un référendum territorial sur le sujet de l?indépendance.

Le 1° septembre 1963, l?Eglise protestante de Polynésie devient indépendante de la Société des missions évangéliques de Paris ; elle est désormais dirigée par un synode formé de pasteurs polynésiens, dont le premier président est Samuel Raapoto. Cette évolution est intéressante pour le RDPT à la fois sur un plan symbolique et sur un plan pratique, étant donné les liens nombreux qui existent entre le parti et l?Eglise protestante.

La crise de l?automne 1963. Dissolution des partis indépendantistes

A l?automne 1963, s?ouvre la session budgétaire de l?Assemblée territoriale. Très rapidement il apparaît que le budget ne sera pas prêt avant le début de 1964. Le RDPT décide alors de ne pas attendre et convoque un congrès extraordinaire pour le 2 décembre 1963. En réponse, dès le 6 octobre, le gouvernement français, à la demande du gouverneur, procède à la dissolution du RDPT, et, dans la foulée, à celle du parti de Jean-Baptiste Céran (celui-ci recrée immédiatement un nouveau PTM : Pupu Tahoeraa Maohi). Le même jour, le gouverneur prend un arrêté d?interdiction de séjour à l?encontre du député de Nouvelle-Calédonie, proche de Pouvanaa Oopa et adversaire des essais nucléaires, Maurice Lenormand.

La crise du début 1964. Départ de Jacques Drollet

Après le règlement en février 1964 de la question budgétaire, une crise se noue sur la question du statut de Moruroa, qui n?avait encore pas été soulevé. L?atoll est considéré comme terre domaniale, relevant donc depuis la loi Deferre de la compétence de l?Assemblée territoriale. La commission permanente de l'Assemblée est saisie et vote la cession gratuite au CEP. Le conseiller RDPT Jacques Drollet ayant voté contre l?avis de son parti, est immédiatement exclu. Le gouverneur Grimald valide la proposition de la commission permanente, désormais considérée comme légale, alors même que l?Assemblée territoriale l?invalidera un peu plus tard.

Les grands travaux du CEP et leurs conséquences

Les travaux sont effectués par l?Armée (Génie), notamment la Légion étrangère, et par plusieurs sociétés privées (Dumez, Grands Travaux de l'Est, etc.). Les travailleurs non qualifiés sont pour une part recrutés à l?extérieur, mais la plupart sont des Polynésiens. Dans l?ensemble, les travaux occasionnent la venue de 7000 personnes extérieures et provoquent un « exode rural » des îles vers Papeete. Les travaux ont lieu sur 4 points :
- Moruroa : « site d?essais ». Aménagement de la passe, aérodrome, construction de deux gigantesques blockhaus d?observation automatique ;
- Fangataufa : « site d?essais » ;
- Hao : « base avancée ». Cet atoll est le seul habité des trois, avec 200 habitants à l'origine et 600 en 1965. Aérodrome de classe internationale, aménagement de la passe, laboratoire du CEA (professeur Rocard) ;
- Papeete : la ville (21000 habitants en 1961) a été choisie comme « base arrière » du CEP, ce qui implique un accroissement important de population (encadrement militaire de l?opération, militaires en permission, travailleurs extérieurs, familles des travailleurs polynésiens sur les autres sites). La ville connaît alors une certaine crise du logement et l?apparition d?habitat précaire (camp de toile du CEP, bidonvilles). Les travaux à Papeete concernent : l?extension du port (achevée en 1966) ; l?édification de casernes et de « cités » pour les militaires et les expatriés.

Il semble que les années 1964-65 soient marquées par des tensions entre Polynésiens et militaires, notamment en raison du niveau élevé des rémunérations des personnels extérieurs et des effets d?éviction que cela provoque. Au début de 1966, une polémique éclate à propos d?un projet de maisons closes, finalement écarté par le ministre des Armées.

L?évolution de la vie politique dans les années 1965-69

Les élections municipales de 1965. Gaston Flosse maire de Pirae.

Un changement important est la création de deux nouvelles municipalités, par démembrement de Papeete : Pirae et Faaa.
A Pirae, commune à forte présence de métropolitains du CEP, les élections sont emportées par Gaston Flosse, un des jeunes leaders de l?UT-UNR.
A Faaa, c?est un indépendant qui est élu : Francis Sanford[16] qui peu après crée son propre parti : Te Ea Api.
A Papeete, les élections de 1965 sont remportées par Alfred Poroi, mais le scrutin est cassé et de nouvelles élections ont lieu en octobre 1966 : Poroi est battu.

Les élections présidentielles de 1965. Création du Pupu Here Aia.

Les élections présidentielles de décembre 1965 provoquent une dissension au sein de l?ex-RDPT : la plupart des conseillers territoriaux soutiennent le général de Gaulle alors que John Teariki prend catégoriquement parti pour François Mitterrand. Il semble que la campagne électorale, marquée par la mise en route de la station de télévision promise par Alain Peyrefitte en 1964, ait été biaisée au détriment de Teariki. Au second tour, de Gaulle l?emporte par 60 % des voix, ce qui est relativement faible, mais tout de même supérieur aux 55 % de la métropole.

Début 1966, a lieu le premier congrès du parti de John Teariki, le Pupu Here Aia (Parti des patriotes). Les "gaullistes" de l'ex-RDPT sont évincés, notamment Jacques Tauraa.

Les élections législatives de mars 1967. Francis Sanford député de Polynésie.

Trois candidats s?opposent : John Teariki, Francis Sanford et Nedo Salmon (UT-UNR) [17] Au second tour, l?UNR-métropole (devenue UDR) soutient Francis Sanford pour barrer la route à Teariki alors que l?UNR locale se méfie de lui. Sanford est élu de peu : inscrit dans le groupe des Républicains indépendants de Valéry Giscard d?Estaing, il donne à la majorité présidentielle (UDR-RI) la voix qui lui manquait pour la majorité absolue. Mais Francis Sanford met très vite l?accent sur la nécessité d?un changement de statut pour la Polynésie ; un projet ayant été repoussé à l?Assemblée en l?absence des députés RI, il quitte le groupe pour devenir non-inscrit avant de rallier le PDM de Jacques Duhamel (où se trouve aussi Rock Pidjot, député de Nouvelle-Calédonie).

Les élections territoriales de 1967. Alliance Sanford-Teariki.

Elles occasionnent un renouvellement important du personnel politique. Le parti de Sanford, Te Ea Api, obtient 9 élus ; le Pupu Here Aia 7 ; l?UT 7 ; l?UTD 3. Des 4 élus indépendants (Frantz Vanizette, Charles Taufa et 2 chefs locaux), un se rallie au Te Ea Api.
Disparaissent de l?Assemblée territoriale : Jean-Baptiste Céran ; Jacques Drollet ; Jacques Tauraa.
En revanche on peut noter l?apparition de
Henri Bouvier (PHA), beau-frère de John Teariki [18] Jean Meillond (TEA) qui est élu président de l?Assemblée.
Daniel Meillond, son neveu.

Une alliance étroite est établie entre Sanford et Teariki, qui vont vainement essayer de faire avancer la question du statut et d?obtenir la libération de Pouvanaa. Ils échouent aussie dans une nouvelle tentative d'établir l'impôt sur le revenu, à laquelle s'opposent de nouveaux des manifestations. En mars-avril 1968, une délégation de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie se rend à Paris. Le gouvernement oppose un refus à toute discussion (alors que l'année même, il a dû accorder une forte autonomie aux Comores et à Djibouti), en particulier le Premier ministre Pompidou, particulièrement borné sur la question de la Polynésie (à la fois sur le statut et sur les essais). En revanche, des contacts intéressants sont noués avec la FGDS de Gaston Deferre et François Mitterrand.

Mai 68 et les élections législatives de juillet 1968

Les événements de mai épargnent presque totalement la Polynésie française.
Mais, aux élections, qui ont lieu avec 15 jours de retard sur la métropole, Francis Sanford, dont le suppléant est John Teariki, l?emporte dès le premier tour, écrasant le candidat gaulliste Nedo Salmon, contrairement à la métropole où l'UDR (nouveau nom de l'UNR) a obtenu trois-quart des sièges.

L'après-Mai. Le retour de Pouvanaa.

La fin de l'année 1968 est marqué par le retour de Pouvanaa en Polynésie. Il bénéficie d'une grâce présidentielle à l'occasion du 11 novembre. On peut penser que cette grâce est due, au moins pour une part, à l'intransigeance manifestée par Francis Sanford, en particulier dans un courrier adressé à Jacques Foccard au début de novembre.

Le début de 1969 est essentiellement consacré à la préparation du référendum voulu par le général de Gaulle sur la régionalisation et le Sénat, qui intéresse directement la Polynésie française.

REMARQUE : En 1964, les habitants d'origine chinoise sont admis à la citoyenneté française.

La Polynésie sous la V° République : après de Gaulle (depuis 1969)

La présidence de Georges Pompidou (1969-1974)

En 1971, Pouvanaa se présente aux élections sénatoriales et est élu.

Formation du Front Uni entre Teariki, Sanford et Vanizette.

La présidence de Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981)

En 1976, débute une nouvelle crise politique : l'UT-UDR ayant attiré à elle quelques élus autonomistes et gagné une faible majorité à l'Assemblée territoriale, le président (autonomiste) réplique en refusant de la convoquer. Puis les autonomistes procèdent à l'occupation des locaux, occupation qui va se prolonger jusqu'au début de 1977 et qui sera la dernière action militante de Pouvanaa. Celui-ci décède en effet le 10 janvier 1977.

Un peu plus tard, la Polynésie française reçoit enfin un statut d'autonomie de gestion qui est acceptable (quoique selon eux insuffisant) pour les autonomistes.

La même année, la circonscription législative unique est scindée entre Tahiti-ouest (plus les Australes et les Iles sous le Vent) et Tahiti-est (plus les Tuamotu, les Gambier et les Marquises). Aux élections de mars 1978, ce découpage qui est largement fondé sur une répartition entre catholiques et protestants permet à Gaston Flosse d'être élu député pour Tahiti-est tandis que l'autre circonscription reste au candidat du Front Uni.

Le tahitien (reo maohi) devient langue officielle en 1980.

Les présidences de François Mitterrand (1981-1995)

En 1984, suite aux lois de décentralisation de 1982 (dites elles aussi lois Defferre), le territoire bénéficie de l'autonomie interne.

Géographie

Ce territoire comprend plusieurs groupes d?îles et d?atolls dont la plus importante et la plus peuplée est Tahiti.

Les îles de Polynésie sont issues de l?activité volcanique de "points chauds" situés à l?intersection de failles sismiques. Ces îles suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se déplace vers le nord ouest), le "point chaud" restant, lui, fixe. En conséquence, les cratères que l?on peut encore deviner ne sont que des vestiges de l?activité volcanique et ne sont pas des volcans éteints. Ces massifs volcaniques s?enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu?à disparaître de la surface (la seule trace visible en est alors le récif corallien, dont la croissance continue compense l?affaissement du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses). Il s?agit là toutefois d?un modèle qui, s?il décrit très bien la géologie des îles de la Société (avec une île très jeune - Tahiti - située au sud-est de l?Archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des îles plus anciennes, tels Raiatea ou Bora Bora - situées au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation des autres archipels polynésiens.

French Polynesia relief map.svg

Nombre d'atolls, à la surface émergée très réduite, sont inhabités, ou seulement utilisés pour la pêche et la culture perlière.

Les très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs échouages. Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques passes (des ruptures de la barrière corallienne), et les profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux lagunaires, qui abritent une faune et une flore marines riches. Par contre, sur les parties émergées, le manque ou parfois l?absence totale d?eau douce ne permet qu'une flore terrestre très pauvre, et ces atolls souvent très désolés ne sont peuplés que de crustacés et servent de refuges aux oiseaux.

À Tahiti, la plus grande île, les vestiges des deux volcans continuent à culminer à des hauteurs respectables (2 241 m pour l?Orohena, le plus haut mont de Polynésie française) autour de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs coralliens. Les côtes, protégées par les massifs coralliens sont faiblement érodées par la mer en raison d?un très faible marnage, et offrent de longues plages basaltiques. Tahiti et les autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au monde, sur un point océanique où l?effet de marée causé par la lune est quasiment nul sauf en début d'austral (pleine lune de la Toussaint).

Ce fait unique donne des plages très accessibles à toute heure, mais des ports difficiles d?accès (à condition de franchir les passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynésiens grâce à la pureté des eaux que traverse un faible mais régulier courant océanique. Il permet aussi l?installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau donne à la houle océanique une puissance qui donne de remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs.

En revanche aux Marquises dont la formation géologique est plus récente, les structures volcaniques sont faiblement érodées et offrent un paysage montagneux abrupt, constellé de vallées étroites aboutissant à des plages courtes aux eaux profondes. Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail.

Leur paysage offre, vu de la mer, une allure de cathédrales surgies de l?eau, d?où s?écoulent des cascades alimentant de très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte étant parsemée de petites criques cernées par une forêt d?arbres tropicaux. La richesse de ces îles a été prisée depuis l?antiquité, et les Marquises recèlent des sites archéologiques témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes parmi les plus anciennes.

Politique et institutions

Statut

La Polynésie française est une collectivité d'outre-mer, actuellement régie par la loi organique n° 2004-192 modifiée. Elle bénéficie d'une large autonomie politique.

Néanmoins il ne s?agit pas d?une libre association d?États comme peuvent l?être les anciennes dépendances néo-zélandaises. En tant que collectivité d?outre-mer française C.O.M., l'administration des fonctions régaliennes (défense, police, justice, trésor) est assurée par l'État représenté localement par un Haut-commissaire de la République. La langue française reste obligatoire dans ces services, cependant dans la justice, les lois et les arrêts peuvent être rendus en reo maohi avec une traduction française. D'ailleurs l?enseignement des langues natives polynésiennes (tahitien, mangarevien, tuamote, marquisien) est organisé dans l'ensemble des cycles scolaires et universitaires.

Haut-Commissariat de la République à Papeete

Sur le plan éducatif, l'archipel est administré par un vice-rectorat mais de nombreuses compétences ont été transférées au ministère de l'éducation polynésien et ses deux grands services la D.E.P. (Direction des enseignements primaires) et la D.E.S. (Direction des enseignements secondaires).

Politique

La France a mené 46 essais nucléaires atmosphériques en Polynésie entre 1966 et 1974, suivis de plus de 150 essais souterrains[19].

Subdivisions

Communes et subdivisions administratives de la Polynésie française

La Polynésie française est composée de 5 subdivisions administratives (listées ici du Nord-Est au Sud-Ouest) :

  • La subdivision des îles Marquises au Nord-Est de la Polynésie Française (les plus proches au Sud d?Hawaii et à l?Est de Kiribati), comprend deux groupes d?îles distincts :
    • le groupe Nord, autour de l?île de Nuku Hiva (la plus grande et la plus peuplée des Marquises, et la troisième plus grande île de la Polynésie Française, qui est le siège de la commune de Taiohae, le village chef-lieu des Marquises) et de l?île de Ua Pou ;
    • le groupe Sud, autour de l?île de Hiva Oa.
  • La subdivision des Tuamotu-Gambier, la plus grande des cinq, composée en fait de deux archipels :
  • L?archipel de la Société, à l?Ouest de la Polynésie française, est le plus peuplé et divisé administrativement en deux :
    • La subdivision des îles Sous-le-Vent, la partie Ouest-Nord-Ouest de l?archipel, dont les îles les plus connues sont :
    • La subdivision des îles du Vent, la partie Est-Sud-Est de l?archipel, dont les îles les plus connues sont :
      • Tahiti, la plus grande île et la plus peuplée de toute la Polynésie française, formée par deux volcans reliés par l'isthme de Taravao. Le Mont Orohena culmine sur la partie Nord-Ouest Tahiti Nui, « la grande Tahiti », qui est le siège de la commune de Papeete, chef-lieu des îles du Vent et capitale de la Polynésie française (la partie Sud-Est de l?île est Tahiti Iti, « la petite Tahiti ») ;
      • l?île proche de Moorea, aussi appelée « l?île s?ur », formée par le volcan du Mont Toheia et cernée d?une barrière de corail ;
      • mais aussi les îlots de Maiao et Mehetia et l'atoll de Tetiaroa.
  • La subdivision des îles Australes, dans le tiers Sud de la Polynésie française, composées en fait de deux archipels :
    • les îles Tubuaï se formant au Sud-Ouest (du nom de sa plus grande île Tubuaï et de sa commune chef-lieu est Tubuai comprenant aussi les communes Mataura associée à celles de Taahueia et Mahu, et formant un chapelet s?étendant de l?île Maria à l?île Raivavae via les îles de Rimatara et Rurutu), à l?Est de la partie principale (australe) des îles Cook ;
    • les îles de Bass, dont fait partie l?île de Rapa ou Rapa Iti « petite Rapa » (à ne pas confondre avec l?île de Pâques aussi appelée Rapa Nui « grande Rapa » très isolée et située bien plus loin à l?Est vers le Chili) et les îles Marotiri (les plus méridionales de toutes les îles de la Polynésie française, et les plus isolées).

Population

La Polynésie française possède l?un des taux de criminalité le plus bas de France (35,73? en 2006)[21].

La couverture médicale est généralement bonne sur les îles les plus importantes mais limitée dans les régions plus lointaines ou moins peuplées. Les personnes ayant besoin de soins urgents ou souffrant de maladies graves sont souvent transférées à Tahiti pour y être soignées (on y trouve deux hôpitaux et plusieurs cliniques privées).

Démographie

La Polynésie Française comptait 259 706 habitants au 20 août 2007[22], ce qui représente moins de 0,5% de la population de la France, mais 10% de la France d'outre-mer et un tiers de la population des collectivités d'outre-mer.

On peut distinguer trois communautés ethniques principales [23]:

  • les Polynésiens : 78%;
  • les Européens : 12%;
  • les Asiatiques (pour la plupart Chinois): 10%.

Économie

La Polynésie française possède une économie moyennement développée, dépendante de l?importation de biens, du tourisme et de dotations financières de la part de la France, notamment la DGDE. C'est essentiellement une économie de service, avec un secteur industriel restreint, et un secteur agricole en difficulté depuis le début du XXe siècle.

Le développement du tourisme en Polynésie française, soutenu notamment par les lois Pons (1986), Paul (2001), puis Girardin sur la défiscalisations des investissement immobiliers, est en difficulté depuis le début des années 2000. La première baisse significative de la fréquentation touristique est enregistrée suite à la conjecture internationale défavorable découlant des Attentats du 11 septembre 2001. La fréquentation touristique se poursuit à la baisse, passant de 212 700 visiteurs en 2003 à 147 500 en 2009.

La culture de la perle noire de Tahiti pour la bijouterie est très développée, mais ce secteur est également en grande difficulté, et connait un problème récurrent de surproduction. Ce phénomène touche aussi la production de vanille de Tahiti, à la qualité réputée, mais aussi la plus cher du marché. Le développement de flottilles de pèche au thon initié au cours des années 1990 est un échec.

Télécommunications

Du fait de sa faible population et de l'isolement géographique des archipels polynésiens, les entreprises en charge des télécommunications sont toutes historiquement publiques et en situation de monopole. En radiophonie et télévision, il existe un marché concurrentiel, et un second opérateur de téléphonie mobile doit faire son apparition en 2009. Par contre pour la téléphonie fixe et l'accès à internet aucune concurrence n'est envisagée.

Transports

Bien que les routes les plus importantes soient goudronnées et bien entretenues, beaucoup de routes secondaires n?ont pas ces avantages. Le trafic routier est particulièrement dense à Tahiti.

Tourisme

Article détaillé : Tourisme en Polynésie française.

Culture

Article détaillé : Musique polynésienne.

Des manifestations culturelles sont régulièrement organisées afin d'entretenir la vivacité de la culture maohi et parfois la faire évoluer. Les principales manifestations ont lieu lors des fêtes du 14 juillet, le Heiva, où ont lieu des concours de danse, de chant et de musique traditionnelle. Des compétitions sportives ont également lieu, comme la Hawaiki nui va'a en octobre, une importante course de pirogue polynésienne, ou des concours de porteurs d'oranges du plateau de Taravao, des lancers de javelots, le soulevé de pierres ou des concours de hana de cocos (débourrer). Des foires sont organisées afin d'assurer la commercialisation et faire connaître l'artisanat local : tatouages, sculptures marquisiennes, confection de pareo ou de tifaifai, etc. Des reconstitutions de cérémonies religieuses "traditionnelles" sont parfois organisées.

Fêtes et jours fériés
DateNom françaisNom localRemarques
1er janvierJour de l?anFête civile légale française.
5 marsFête de l'ÉvangileFête religieuse et fête légale en Polynésie française, commémorant l?arrivée des premiers missionnaires protestants de la London Missionary Society en Polynésie française (le 5 mars 1797).
VariableVendredi SaintFête religieuse chrétienne, deux jours avant Pâques (non appliquée légalement dans une grande partie de la métropole).
VariableLundi de PâquesFête religieuse chrétienne, le lendemain de Pâques, et fête légale française.
1er maiFête du TravailFête civile légale française (et internationale) pour le respect du droit des travailleurs.
8 maiFête de la victoire de 1945.Fête civile légale française. Le 8 mai 1945 revêt une importance particulière en Polynésie. Les établissements français de l?Océanie s?étaient en effet rangés très tôt du côté de la France libre. De nombreux Polynésiens se sont ainsi couverts de gloire durant les combats de la Seconde Guerre mondiale.
VariableJeudi de l?AscensionFête religieuse chrétienne, fixée selon la date de Pâques, et fête légale française.
VariableLundi de PentecôteFête religieuse chrétienne, fixée selon la date de Pâques, et fête légale française.
29 juinFête de l?autonomieFête civile en Polynésie française. Célébration de l?autonomie.
14 juilletFête nationaleFête civile légale française, fête nationale. Célébration de la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790.
15 aoûtAssomptionFête religieuse catholique, et fête légale française.
1er novembreToussaintFête religieuse chrétienne, et fête légale française.
11 novembreArmistice 1918Fête civile légale française. Célébration de l?armistice du 11 novembre 1918 entre la France et l?Allemagne, marquant la fin de la Première Guerre mondiale.
25 décembreJour de NoëlFête religieuse chrétienne, et fête légale française.

Religions

Le christianisme occupe une place centrale dans la société polynésienne contemporaine. En 1951, le recensement mentionnait cinq Églises et indiquait qu?un quart de la population était catholique, un peu plus de la moitié protestante (54,81%), les Églises restantes ? adventistes, Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours et Communauté du Christ, appelée localement « sanito », ne rassemblant à elles trois que 6,41% des habitants de Polynésie française. En 1971, date du dernier recensement incluant l?appartenance religieuse, l?Église catholique avait nettement progressé (34,5%), l?Église évangélique de Polynésie française (EEPF, protestante historique - 50,5%) un peu décliné. Au cours des années 1980 de nouvelles Églises se sont développées ? pentecôtistes notamment ? tandis que les Églises adventiste et, surtout, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, progressent de manière très significative, aux dépens le plus souvent de l?EEPF. Les dernières indications disponibles, publiées en 2006, montrent que désormais près d?un Polynésien sur cinq n?appartient ni à l?Église catholique ni à l?EEPF (rebaptisée Église protestante ma?ohi en 2004).

L'Église protestante ma?ohi (EPM): L?EPM rassemble environ 38% de la population polynésienne. Elle est l?héritière des premières missions protestantes en Océanie, qui ont introduit le christianisme à Tahiti. Le 5 mars 1797, date à laquelle les missionnaires du navire le Duff affrété par la London Missionary Society ont débarqué dans la baie de Matavai, est inscrite depuis 1978 sur le calendrier des fêtes officielles polynésiennes et commémorée chaque année par l?EPM.

L'Église catholique : L?Église catholique représente elle aussi autour de 38% de la population. Les missions catholiques se sont implantées à partir de 1834 dans les archipels qui forment aujourd?hui la Polynésie française : aux îles Gambier (frères de la Congrégation des Sacrés C?urs de Jésus et de Marie, dite de Picpus) avec la conversion du roi Maputeoa en 1836, aux îles Marquises (la première mission est fondée en 1839 sur l?île de Nuku Hiva), puis à Tahiti. Depuis la fin des années 1970, le Renouveau charismatique occupe une place importante dans la vie de l?Église catholique en Polynésie française : au moins un quart des fidèles.

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours : 6,5% de la population. Premières missions mormones à partir de 1844, dans les îles Tuamotu et aux îles Australes (Tubuai). Elle a connu une forte croissance au cours des années 1980.

La Communauté du Christ, appelée localement « sanito » : 3,6% de la population.

L?Église adventiste (5,8%) : En Polynésie française, les adventistes sont surnommés « petania » (« Pitcairn » en tahitien), en référence aux habitants de l?île de Pitcairn qui ont été les premiers adventistes en Océanie, dès 1886, et au voilier Pitcairn dont l?escale en décembre 1890 à Tahiti marqua le début de la mission adventiste dans les îles de la Société.

Autres Églises : Les pentecôtistes depuis 1962 (d?abord dans la communauté chinoise de Tahiti, puis à partir des années 1980 dans l?ensemble de la population ? 1,5%).

Autres religions : Bahaïsme, bouddhisme (chinois traditionnel et zen) et judaïsme (une synagogue à Tahiti).

Les témoins de Jéhovah (2%) sont présents depuis le début des années 1960.

Source : Y. Fer et G. Malogne-Fer, chapitre « French Polynesia » in Manfred Ernst (dir.), Globalization and the Re-Shaping of Christianity in Oceania, Suva (Fidji), PTC, 2006.

Tatouage

Article détaillé : Tatouage en Polynésie.
Tatouage polynésien moderne

Au XVIIIe siècle, les premiers explorateurs européens rapportent leur découverte du tatouage polynésien, marque essentielle de la place du Polynésien dans la société. Progressivement les missionnaires chrétiens vont arriver à proscrire cette pratique. Mais pendant la seconde moitié du XXe siècle, le tatouage polynésien redevient populaire auprès des jeunes Polynésiens, en quête d?un retour aux valeurs culturelles et traditionnelles.

Codes

La Polynésie française a pour codes :

Galerie

Voir aussi

Bibliographie

Histoire
  • Bengt Danielsson, Moruroa, notre bombe coloniale, L'Harmattan, 1993.
    Ce livre donne des renseignements assez détaillés (avec citations de documents) sur la vie politique à partir de 1945.
  • Une biographie de Charles Vernier se trouve sur le site des Anciens députés à l'Assemblée nationale[2].

Articles connexes

Liens externes

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur la Polynésie française.


Notes et références

  1. ? Les cinq archipels de Polynésie française sont au centre d'une zone économique exclusive de plus de 2 500 000 km².
  2. ? Adopté comme hymne par l'Assemblée de Polynésie française.
  3. ? Cette énumération résulte de l'article premier de la loi organique n°2004-192 du 27 février 2004 portant statut d'autonomie de la Polynésie française.
  4. ? Anthony Bambridge : sa famille d?origine anglaise est installée à Tahiti depuis la fin du XIX° siècle. A la tête d?activités commerciales diverses, il possède dans les années 1950 plusieurs cinémas du territoire.
  5. ? Jean-Baptiste Heiratauri Céran-Jérusalémy : issu d?une famille de Juifs séfarades d?Istanbul venue en France au XIX° siècle ; son grand-père arrive à Tahiti en 1864 comme trésorier-payeur général ; Jean-Baptiste est typographe-correcteur et travaille à l?imprimerie officielle du Territoire ; fondateur d?une coopérative et du premier syndicat.
  6. ? En quittant son poste, Lestrade emporte 7500 dollars qu'il compte dépenser aux Etats-Unis, à une époque où la détention de dollars est interdite à tout particulier. Finalement, il est obligé de les restituer.
  7. ? Né en 1927 en France. Arrivé à Tahiti en 1947 comme matelot. Il est à l?origine du syndicat des marins de Polynésie
  8. ? Gérald Coppenrath est issu d?une grande famille tahitienne d?origine allemande ; son frère Michel, prêtre, en devenu par la suite archevêque de Polynésie française.
  9. ? Traduction disponible sur le site Arapo.org[1]
  10. ? Marié à une Polynésienne. En raison d?article critiques envers les essais nucléaires dans le Pacifique (en l?occurrence des essais américains !), Jacques Gervais est interdit de séjour « dans les Iles du Vent, Sous-le-Vent, Tuamotu et Gambier » le 10 octobre 1962 par le gouverneur Grimald et rentre en France. Son matériel d?impression est repris par la mission mormone.
  11. ? Emprisonné à Tahiti, puis transféré en France en mars 1960, aux Baumettes, puis à Fresnes ; il est enfin assigné à résidence surveillée dans une maison protestante de retraite à Pierrefonds ; il est libéré seulement 8 mois avant la fin de son temps d'incarcération.
  12. ? dont il ne fera que 10, étant autorisé à rentrer à Tahiti à la fin de 1968, dans un état de santé très dégradé.
  13. ? Né en 1914 à Moorea. Fils d?un chef coutumier de Rimatara (Australes) et d?une assez riche héritière de Moorea.
  14. ? Assez joyeux du reste : les nombreux colliers de fleurs qu?il reçoit amèneront de Gaulle à lui dire, à son retour à Paris : « Alors Jacquinot, c?est Carnaval ? »)
  15. ? Ce processus se reproduit à chaque visite des ministres de l'Outre-Mer, qui n'ont jamais beaucoup de temps à consacrer aux élus.
  16. ? Francis Sanford est instituteur de profession, mais a eu des responsabilités en 1939-40 (administrateur des Gambier), pendant la guerre (officier de liaison avec la base américaine de Bora-Bora et à partir de 1959 (interprète officiel puis chef du service des Affaires tahitiennes du gouvernorat).
  17. ? Elie, dit Nedo, Salmon est issu de la plus ancienne famille demie de Tahiti, son ancêtre en 1842 ayant épousé la s?ur (adoptive) de Pomare IV (le premier mariage mixte autorisé). Lui même est instituteur et impliqué dans le mouvement de la jeunesse protestante.
  18. ? Henri Bouvier, né en France en 1912, a eu une formation de sculpteur ; venu à Tahiti en 1932, il rencontre un succès convenable comme artiste. Il parle tahitien et est aussi le meilleur orateur en français du PHA.
  19. ? Paul Benkimoun,« Les essais nucléaires polynésiens responsables de cancers thyroïdiens » dans Le Monde du 03/08/2006, [lire en ligne]
  20. ? Le terme d'îles Raevski correspond pour certains[Qui ?] aux seules trois îles inhabitées de Hiti, Tepoto et Tuanake.
  21. ? « Le taux de criminalité (c'est-à-dire le nombre de faits constatés pour 1000 habitants) s'établit à 35,73 (39,63 en 2005) soit un chiffre en nette diminution comparable à celui de l'année 2000 (Moyenne nationale : 62,35). », Haut-commissariat de la Polynésie française, Ouverture de la conférence de presse « Sécurité intérieure », 2 février 2007, [lire en ligne]
  22. ? Recensement de la population de 2007 : Population légale au 20 août 2007 [lire en ligne]
  23. ? Voir page 80 in Landfalls of Paradise: Cruising Guide to the Pacific Islands, Earl R. Hinz & Jim Howard, University of Hawaii Press, 2006
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