
| La Polynésie française |
La Polynésie française est un ensemble de 5 archipels français, situé dans le sud de l'Océan Pacifique, environ 6 000 km à l’est de l’Australie. Elle comprend l'Archipel de la Société avec les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotu, l'archipel des Gambier, l'archipel des Australes et celui des Marquises, ainsi que les immenses espaces maritimes adjacents.
La Polynésie française est un ensemble de 5 archipels français, situé dans le sud de l'Océan Pacifique, environ 6 000 km à l?est de l?Australie. Elle comprend l'Archipel de la Société avec les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotu, l'archipel des Gambier, l'archipel des Australes et celui des Marquises, ainsi que les immenses espaces maritimes adjacents[4]. Son code postal commence par 987.
HistoireIl y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C.), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité. C?est un ensemble d?îles polynésiennes qui furent annexées et colonisées par la France, durant le XIXe siècle, suite à la signature du contrat entre le fils de la Reine Pomare et la France. Elle eut pour nom jusqu?en 1958 celui des « Établissements français de l?Océanie ». GéographieCe territoire comprend plusieurs groupes d?îles et d?atolls dont la plus importante et la plus peuplée est Tahiti. Les îles de Polynésie sont issues de l?activité volcanique de "points chauds" situés à l?intersection de failles sismiques. Ces îles suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se déplace vers le nord ouest), le "point chaud" restant, lui, fixe. En conséquence, les cratères que l?on peut encore deviner ne sont que des vestiges de l?activité volcanique et ne sont pas des volcans éteints. Ces massifs volcaniques s?enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu?à disparaître de la surface (la seule trace visible en est alors le récif corallien, dont la croissance continue compense l?affaissement du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses). Il s?agit là toutefois d?un modèle qui, s?il décrit très bien la géologie des îles de la Société (avec une île très jeune - Tahiti - située au sud-est de l?Archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des îles plus anciennes, tels Raiatea ou Bora Bora - situées au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation des autres archipels polynésiens. Nombre d'atolls, à la surface émergée très réduite, sont inhabités, ou seulement utilisés pour la pêche et la culture perlière. Les très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs échouages. Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques passes (des ruptures de la barrière corallienne), et les profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux lagunaires, qui abritent une faune et une flore marines riches. Par contre, sur les parties émergées, le manque ou parfois l?absence totale d?eau douce ne permet qu'une flore terrestre très pauvre, et ces atolls souvent très désolés ne sont peuplés que de crustacés et servent de refuges aux oiseaux. À Tahiti, la plus grande île, les vestiges des deux volcans continuent à culminer à des hauteurs respectables (2241 m pour l?Orohena, le plus haut mont de Polynésie française) autour de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs coralliens. Les côtes, protégées par les massifs coralliens sont faiblement érodées par la mer en raison d?un très faible marnage, et offrent de longues plages basaltiques. Tahiti et les autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au monde, sur un point océanique où l?effet de marée causé par la lune est quasiment nul sauf en début d'austral (pleine lune de la Toussaint). Ce fait unique donne des plages très accessibles à toute heure, mais des ports difficiles d?accès (à condition de franchir les passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynésiens grâce à la pureté des eaux que traverse un faible mais régulier courant océanique. Il permet aussi l?installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau donne à la houle océanique une puissance qui donne de remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs. En revanche aux Marquises dont la formation géologique est plus récente, les structures volcaniques sont faiblement érodées et offrent un paysage montagneux abrupt, constellé de vallées étroites aboutissant à des plages courtes aux eaux profondes. Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail. Leur paysage offre, vu de la mer, une allure de cathédrales surgies de l?eau, d?où s?écoulent des cascades alimentant de très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte étant parsemée de petites criques cernées par une forêt d?arbres tropicaux. La richesse de ces îles a été prisée depuis l?antiquité, et les Marquises recèlent des sites archéologiques témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes parmi les plus anciennes. Politique et institutionsStatutLa Polynésie française est un pays d?outre-mer, actuellement régie par la loi organique n° 2007-1719 du 7 décembre 2007. Elle bénéficie d'une large autonomie politique. Néanmoins il ne s?agit pas d?une libre association d?États comme peuvent l?être les anciennes dépendances néo-zélandaises. En tant que collectivité d?outre-mer française C.O.M., l'administration des fonctions régaliennes (défense, police, justice, trésor) est assurée par l'État représenté sur le territoire par un Haut-Commissariat de La République. La langue française reste obligatoire dans ces services, cependant dans la justice, les lois et les arrêts peuvent être rendus en reo maohi avec une traduction française. D'ailleurs l?enseignement des langues natives polynésiennes (tahitien, mangarevien, tuamote, marquisien) est organisé dans l'ensemble des cycles scolaires et universitaires. Sur le plan éducatif, l'archipel est administré par un vice-rectorat mais de nombreuses compétences ont été transférées au ministère de l'éducation polynésien et ses deux grands services la D.E.P. (Direction des enseignements primaires) et la D.E.S. (Direction des enseignements secondaires). PolitiqueLa France a mené 46 essais nucléaires atmosphériques en Polynésie entre 1966 et 1974, suivis de plus de 150 essais souterrains[5]. SubdivisionsLa Polynésie Française est composée de 5 subdivisions administratives (listées ici du Nord-Est au Sud-Ouest) :
PopulationLa Polynésie française possède l?un des taux de criminalité le plus bas de France (35,73? en 2006)[7]. La couverture médicale est généralement bonne sur les îles les plus importantes mais limitée dans les régions plus lointaines ou moins peuplées. Les personnes ayant besoin de soins urgents ou souffrant de maladies graves sont souvent transférées à Tahiti pour y être soignées (on y trouve deux hôpitaux et plusieurs cliniques privées). DémographieÉconomieLa Polynésie française possède une économie moyennement développée, dépendante de l?importation de biens, du tourisme et de dotations financières de la part de la France, notamment la DGDE. Les complexes touristiques sont très présents et souvent plus qu?à moitié vides sur les îles les plus importantes. La culture des perles pour la bijouterie est également très développée. CommunicationsTransportsBien que les routes les plus importantes soient goudronnées et bien entretenues, beaucoup de routes secondaires n?ont pas ces avantages. Le trafic routier est particulièrement dense à Tahiti.
TourismeCultureDes manifestations culturelles sont régulièrement organisées afin d'entretenir la vivacité de la culture maohi et parfois la faire évoluer. Les principales manifestations ont lieu lors des fêtes du 14 juillet, le Heiva, où ont lieu des concours de danse, de chant et de musique traditionnelle. Des compétitions sportives ont également lieu, comme la Hawaiki nui va'a en octobre, une importante course de pirogue polynésienne, ou des concours de porteurs d'oranges du plateau de Taravao, des lancers de javelots, le soulevé de pierres ou des concours de hana de cocos (débourrer). Des foires sont organisées afin d'assurer la commercialisation et faire connaître l'artisanat local : tatouages, sculptures marquisiennes, confection de pareo ou de tifaifai, etc. Des reconstitutions de cérémonies religieuses "traditionelles" sont parfois organisées.
ReligionsLe christianisme occupe une place centrale dans la société polynésienne contemporaine. En 1951, le recensement mentionnait cinq Églises et indiquait qu?un quart de la population était catholique, un peu plus de la moitié protestante (54,81%), les Églises restantes ? adventistes, Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et Communauté du Christ, appelée localement « sanito », ne rassemblant à elles trois que 6,41% des habitants de Polynésie française. En 1971, date du dernier recensement incluant l?appartenance religieuse, l?Église catholique avait nettement progressé (34,5%), l?Église évangélique de Polynésie française (EEPF, protestante historique - 50,5%) un peu décliné. Au cours des années 1980 de nouvelles Églises se sont développées ? pentecôtistes notamment ? tandis que les Églises adventiste et, surtout, l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, progressent de manière très significative, aux dépens le plus souvent de l?EEPF. Les dernières indications disponibles, publiées en 2006, montrent que désormais près d?un Polynésien sur cinq n?appartient ni à l?Église catholique ni à l?EEPF (rebaptisée Église protestante ma?ohi en 2004). L'Église protestante ma?ohi (EPM): L?EPM rassemble environ 38% de la population polynésienne. Elle est l?héritière des premières missions protestantes en Océanie, qui ont introduit le christianisme à Tahiti. Le 5 mars 1797, date à laquelle les missionnaires du navire le Duff affrété par la London Missionary Society ont débarqué dans la baie de Matavai, est inscrite depuis 1978 sur le calendrier des fêtes officielles polynésiennes et commémorée chaque année par l?EPM. L'Église catholique : L?Église catholique représente elle aussi autour de 38% de la population. Les missions catholiques se sont implantées à partir de 1834 dans les archipels qui forment aujourd?hui la Polynésie française : aux îles Gambier (frères de la Congrégation des Sacrés C?urs de Jésus et de Marie, dite de Picpus) avec la conversion du roi Maputeoa en 1836, aux îles Marquises (la première mission est fondée en 1839 sur l?île de Nuku Hiva), puis à Tahiti. Depuis la fin des années 1970, le Renouveau charismatique occupe une place importante dans la vie de l?Église catholique en Polynésie française : au moins un quart des fidèles. L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours : 6,5% de la population. Premières missions mormones à partir de 1844, dans les îles Tuamotu et aux îles Australes (Tubuai). A connu une forte croissance au cours des années 1980. La Communauté du Christ, appelée localement « sanito » : 3,6% de la population. L?Église adventiste (5,8%) : En Polynésie française, les adventistes sont surnommés « petania » (« Pitcairn » en tahitien), en référence aux habitants de l?île de Pitcairn qui ont été les premiers adventistes en Océanie, dès 1886, et au voilier Pitcairn dont l?escale en décembre 1890 à Tahiti marqua le début de la mission adventiste dans les îles de la Société. Autres Églises : Les pentecôtistes depuis 1962 (d?abord dans la communauté chinoise de Tahiti, puis à partir des années 1980 dans l?ensemble de la population ? 1,5%). Autres religions : Religion bahaïsme, bouddhisme (chinois traditionnel et zen) et judaïsme (une synagogue à Tahiti) & très peu de Musulman. Les témoins de Jéhovah (2%) sont présents depuis le début des années 1960. Source : Y. Fer et G. Malogne-Fer, chapitre « French Polynesia » in Manfred Ernst (dir.), Globalization and the Re-Shaping of Christianity in Oceania, Suva (Fidji), PTC, 2006. CodesLa Polynésie française a pour codes :
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Voir aussiArticles connexesLiens externes
Notes et références
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